Juridique et propriété intellectuelle
Définition
Une inexécution contractuelle survient lorsqu'une partie à un accord valide manque à ses obligations contractuelles sans justification légale valable. La partie non défaillante peut solliciter des dommages et intérêts, l'exécution forcée ou la résolution du contrat selon le type et la gravité du manquement.
Pour établir une inexécution contractuelle, le demandeur doit prouver : (1) l'existence d'un contrat valide (offre, acceptation, contrepartie, consentement mutuel, objet licite) ; (2) que le demandeur a exécuté ses propres obligations ou disposait d'une excuse valable ; (3) que le défendeur n'a pas exécuté les siennes ; et (4) que le demandeur a subi un préjudice. Les manquements sont qualifiés de matériels (défaillance substantielle qui anéantit l'objet du contrat — autorisant la partie non défaillante à considérer le contrat comme résilié) ou mineurs/partiels (exécution imparfaite mais l'essentiel de la prestation est fourni — seuls des dommages et intérêts sont disponibles). Le manquement anticipé survient lorsqu'une partie annonce à l'avance qu'elle n'exécutera pas. Les recours comprennent des dommages compensatoires (remise en état attendue par le demandeur), des dommages consécutifs (pertes prévisibles découlant du manquement), l'exécution forcée (ordonnance du tribunal d'exécuter le contrat) et la résolution.
Les litiges contractuels comptent parmi les sources les plus fréquentes de contentieux commercial. Un avocat d'affaires peut vous aider à rédiger des contrats avec des clauses et des recours clairs, à apprécier si un manquement a eu lieu et à poursuivre ou défendre des réclamations — souvent résolues par médiation ou règlement négocié sans aller jusqu'au procès.
Rédigé par James Chae — Co-fondateur, Expert Sapiens
Révisé mars 2026